Dior haute couture automne-hiver 2023-2024 : les 5 choses à retenir du défilé
Ce lundi 3 juillet 2023, Dior présentait une fois de plus son défilé haute couture au cœur du Musée Rodin à Paris. Temps fort de la Fashion Week, le show mettait l’accent sur la féminité inspirée des déesses de l’Antiquité. Voici 5 choses à retenir du défilé Dior haute couture automne-hiver 2023-2024.
Le set
Imaginé par l’artiste italienne Marta Roberti, le décor de ce défilé haute couture automne-hiver 2023 représentait un imaginaire brodé, tout droit sorti de l’Antiquité. Aux murs, l’artiste dispose différents éléments selon l’espace dont elle dispose, en combinant animaux, déesses, autoportraits et fragments de paysages vierges et sauvages. Avec un engagement féministe évident, que Maria Grazia Chiuri soutient depuis son arrivée à la tête de la maison française, Marta Roberti place la femme au centre de son propos, tandis que ces mythes nous parlent d’un monde lointain où la femme et le principe créateur féminin étaient honorés par-dessus tout, reconnus comme l’origine de la vie. L’installation conçue pour ce show est ainsi un hommage à ces déesses, forces suprêmes qui gouvernaient l’univers, mères divines souvent accompagnées de léopards, de taureaux, de serpents et d’autres animaux. Une vision de l’art et de la vie, où le but fondamental n’est pas de conquérir et de piller, mais de cultiver la terre et de fournir les nécessités matérielles et spirituelles pour vivre dignement.
De passage à Paris ? L’œuvre de Marta Roberti, exposée dans les jardins du musée Rodin, est accessible au public du 4 au 9 juillet 2023, de 10h à 18h30.
Le culte de la déesse
Inspirée par le décor divin du défilé, Maria Grazia Chiuri imagine une collection haute couture où la silhouette de la déesse et son imaginaire occupent une place centrale. Les silhouettes sont principalement immaculées, tandis que les chaussures sont plates. Clin d’œil aux cannelures des colonnes antiques, les vestes et manteaux se structure par la reprise de plis conçus sous la poitrine. Autre élément rappelant le divin : les perles, symboles de pureté, figurent dans de nombreuses broderies. Entrelacées avec des fils d’argent, elles renvoient des reflets nacrés.
Le retour aux origines (de la haute couture)
Si cette collection signe un retour aux sources de la féminité, il en va de même avec celles de la haute couture. La tunique, le péplum, la cape et l’étole sont ainsi mise au centre du propos de cette collection, dont les créations affinent de manière obsessionnelle ces éléments vestimentaires que l’on pourrait qualifier d’archétypes. Des modèles principalement déclinées dans les tons blanc, beige, argent, ou or clair, couleurs symboliques du divin.
Les années 60
Dans cette collection, les textures chatoyantes des années 60 renaissent pour habiller les jupes longues et les robes haute couture, tandis que la laine et le cachemire occupent une place importante. Une cape rappelant un vêtement sacré, parfois incrustée de broderies, vient ainsi sublimer différentes tenues. Le plissé, protagoniste incontesté de ce défilé, est également présent sur les manches des vestes masculines.
Le front row étoilé
Natalie Portman, Rosamund Pike, Elizabeth Debicki, Lena Mahfouf… Les amies de la maison Dior se sont toutes données rendez-vous en front row de ce défilé divin, donnant tout son sens aux termes de "haute couture".