Mode

Comment l’écurie Iron Dames fait enfin de la place aux femmes dans le sport automobile ?

Elles s’appellent Sarah Bovy, Michelle Gatting, Rahel Frey et Doriane Pin et font toutes les quatre partie d’Iron Dames, la première écurie 100% féminine de l’histoire de la course. Pour L’OFFICIEL Belgique, elles ont accepté de se livrer au jeu de l’édito mode, depuis un de leurs nombreux terrains de jeu : le circuit de Spa Francorchamps.

Sarah Bovy porte un ensemble Maison Ullens, un manteau Christian Wijnants et des lunettes de soleil Prada.
Sarah Bovy porte un ensemble Maison Ullens, un manteau Christian Wijnants et des lunettes de soleil Prada.

Direction artistique et stylisme : Loudmilla 
Photographe : Julia Dubois Rosca 

Spa, juillet 2022. Tandis que la chaleur s’abat sur le circuit de Spa Francorchamps, l’un des plus appréciés des pilotes automobiles, la tension se fait sentir sur le paddock, du côté d’Iron Dames, la première écurie 100% féminine de l’histoire du sport automobile. Parmi les pilotes qui la compose, on retrouve la Belge Sarah Bovy, la Danoise Michelle Gatting, la Suisse Rahel Frey et enfin la Française Doriane Pin, âgée de 18 ans seulement et véritable espoir de la course automobile. Ensemble, et soutenues par leur équipe - les ingénieurs, mécaniciens, directrices sportives etc. -, elles sont venues s’imposer sur le circuit des 24h de Spa, l’une des 4 courses d’endurance les plus importantes. Verdict ? Avec sa Ferrari 488 GT3, Iron Dames remporte une victoire dominante dans la catégorie Gold Cup, la première victoire entièrement féminine en 98 ans d'histoire de la course. En 24h de course, Iron Dames a remonté 32 positions vers le chemin de la victoire dans la plus grande course GT du monde, avec 235 pilotes et 66 voitures. Deux mois plus tard, les pilotes se distinguent une fois de plus, montant à la deuxième place du podium des 6 heures de Fuji, avant que Doriane Pin ne devienne en octobre la deuxième femme championne du Ferrari Challenge Europe Trofeo Pirelli avec Iron Dames, pour décrocher ses dixième et onzième podiums de la saison.

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Comment l’écurie Iron Dames fait enfin de la place aux femmes dans le sport automobile ?

Autant de victoires qui tordent le cou aux idées reçues et aux vieux clichés sexistes – comment ne pas penser à la pire sortie de toutes : "Femme au volant, danger au tournant", quand on sait que les statistiques d’accidents de la route continuent de montrer que les hommes sont impliqués dans la majorité d’entre eux. Car comme le souligne fermement la pilote Sarah Bovy, le sexisme qui existe sur le circuit n’est que le prolongement de celui que subissent les femmes dans la société au quotidien. Si les femmes sont rares sur le paddock, il n’y a selon elle, pas plus de discriminations qu’ailleurs. "Pour moi, il y a des gens stupides dans le sport automobile, autant que dans les autres industries. Il n’y a pas plus de gens machistes dans le sport automobile, ces gens-là sont partout. Si on prend trop de temps à convaincre des gens qui ne le seront jamais, on s’y perd." Rahel Frey précise : "Ca commence à changer, mais je suis dans cette industrie depuis plus de 20 ans, j’ai travaillé pour une marque allemande avant, et c’était très strict. Si tu ne suis pas, tu peux juste partir. Et être la seule femme là-dedans… ce n’est pas facile." En prenant la pose à travers un édito mode, Sarah Bovy, Michelle Gatting, Rahel Frey et Doriane Pin prennent ainsi le risque de perdre le respect qu’elles ont acquis jusqu’ici, à coup de victoires. La raison ? La mode est encore largement associée à la féminité, une féminité que les pilotes assument, mais qui peut générer du mépris de la part des collègues masculins. Quand Lewis Hamilton s’associe aux plus grandes maisons de couture, ses talents de pilote ne sont pas remis en question. Pas sûr qu’il en soit de même pour ces 4 coureuses, qui ne sont plus à un obstacle près.

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Rahel Frey porte une veste Louis Vuitton et des lunettes de soleil Prada.

Et si elles ne sont pas toujours d’accord sur la perception des femmes dans le sport automobile, une choses est sûre, Iron Dames demeure la seule et unique écurie féminine… en 2022. A l’heure où la lutte pour l’égalité des genres est plus que jamais au centre de l’actualité, force est de constater que cette industrie est encore très en retard, comme c’est souvent le cas dans le domaines du sport. Citons le football, le basketball, ou encore le tennis, où les sportives continuent de subir un sexisme à peine caché. Un constat d’autant plus étonnant, quand on sait que le sport automobile est le seul dans lequel la mixité est parfaitement concevable.

A gauche : Michelle Gatting porte un pantalon et une veste Christian Wijnants. A droite : Sarah Bovy porte un ensemble Maison Ullens et un manteau Christian Wijnants. Michelle Gatting porte un pantalon et une veste Christian Wijnants. Doriane Pin porte une veste Dior. Rahel Frey porte une robe et une veste Louis Vuitton, et des lunettes de soleil Prada.

A l’origine de ce projet visant à inclure les femmes dans un sport largement dominé par les hommes ? L'entrepreneuse et pilote française Deborah Mayer qui souhaite non seulement encourager les femmes à se lancer derrière le volant, mais aussi à tous les niveaux, des pilotes aux mécaniciens, en passant par les managers. En marge des 24h de Spa Francorchamps de juillet dernier, L’OFFICIEL Belgique a pu échanger avec cette femme "animée par des rêves", le crédo de Iron Dames que l’on retrouve floqué sur l’arrière des combinaisons des pilotes. Car il s’agit avant tout d’inspirer d’autres femmes à enfin se lancer, pour qu’un jour peut-être, leur genre ne soit plus qu’un simple détail.

A gauche : Michelle Gatting porte un t-shirt COS. A droite : Sarah Bovy porte une robe et des gants Dior, des lunettes de soleil Prada. Michelle Gatting porte une jupe, un sac & des bottes Dior, un t-shirt COS et des lunettes de soleil Prada. Doriane Pin porte une robe et une veste Dior. Rahel Frey porte une veste Louis Vuitton et des lunettes de soleil Prada.

Vous êtes Présidente de la Commission "Women in Motorsport" de la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA). Concrètement, cela signifie quoi ?

Déjà, c’est un énorme honneur de prendre la succession de Michèle Mouton, une des très grandes dames du sport automobile et que j’ai eu la chance de côtoyer. Être Présidente de la Commission "Women in Motorsport" de la FIA, c’est non seulement un honneur, mais également une énorme responsabilité, que je prends très au sérieux et très à cœur. C’est non seulement de développer et poursuivre ce qui a été créé mais de le développer, de le diversifier et de le pousser plus en avant. Mon ambition principale est de promouvoir la place des femmes dans le sport automobile. Et de m’occuper pas seulement des femmes pilotes qui sont la partie visible de notre sport, mais de toutes les femmes qui ont vocation de près ou de loin à en être partie prenant. Les ingénieures, les mécaniciennes, les directrices sportives…

La nouvelle commission est composée uniquement de personnes très expérimentées dans le secteur du sport automobile, qui viennent de différents environnements et de différentes zones géographiques, qui ont pour mission d’apporter leur expérience, savoir-faire et idées au sein de la commission. Elle se veut très interactive, réactive et proactive pour traiter des différents sujets qui ont trait aux femmes dans le sport automobile, mais surtout pour les aider aussi. C’est un point de contact pour les différents intervenants : les personnes qui aimeraient dès leur plus jeune âge s’informer auprès d’une éventuelle carrière dans le sport automobile ou les professionnels du sport, les pilotes, les ingénieurs mais aussi les industriels.

A gauche : Rahel Frey porte une robe et une veste Louis Vuitton, et des lunettes de soleil Prada. A droite : Michelle Gatting porte une jupe, un sac et des bottes Dior, un t-shirt COS et des lunettes de soleil Prada. Sarah Bovy porte une robe et des gants Dior, et des lunettes de soleil Prada. Rahel Frey porte une veste Louis Vuitton et des lunettes de soleil Prada. Doriane Pin porte une robe et une veste Dior.

Pouvez-vous citer des exemples d’initiatives mises en place pour promouvoir les femmes dans ce domaine ? 

Nous en avons plusieurs, il y a un programme qui a vocation à se développer et qui touche plutôt les jeunes, les enfants qui sont en âge de faire du karting mais également les ados. C’est le programme "Girls on Track" et ensuite le "Girls on Track - Rising Star", qui se fait en partenariat avec la Ferrari Driver Academy et Iron Dames sous l’égide de la FIA. Il y a également d’autres initiatives, notamment lancer des partenariats entre notre commission et les autres commissions féminines des autres sports. Nous avons lancé un partenariat avec la Fédération Internationale du motocyclisme, avec qui nous avons commencé à communiquer ensemble, notamment le 8 mars dernier à l’occasion de la Journée des Droits des Femmes. Et, nos 2 fédérations organisent conjointement en décembre à Londres, la première conférence dédiée à la place femmes dans les sports automobiles, où nous explorerons toutes les métiers et les opportunités de carrières qui s’offrent à elles dans nos sports. Cette conférence sera retransmise en ligne afin de pouvoir toucher tous les publics notamment les jeunes filles.

Une autre chose sur laquelle je souhaite insister, c’est de faire prendre conscience qu’il y a beaucoup de femmes dans le sport automobile et qu’il n’est pas forcément, contrairement à certaines idées reçues, un sport masculin. Loin de là. Je suis convaincue que pour qu’il y en ait davantage, nous devons d’une part développer et créer de la visibilité. D’une part, faire prendre conscience que les femmes sont déjà présentes dans les paddocks, et d’autre part faire prendre conscience aux femmes elles-mêmes qu’elles ne sont pas seules. C’est dans cet objectif essentiel, que j’ai lancé avec la Commission de la FIA, des Networking events qui rassemblent toutes les femmes présentes dans le Paddock, qui la plupart de temps ne se connaissent cas, pour qu’elles échangent sur leurs expériences et tissent des liens pour des collaborations futures. Les deux premiers ont eu lieu aux 24h du Mans en juin et au Grand Prix de F1 de Monza en septembre, avec à chaque fois une soixantaine de femmes présentes. C’est une initiative qui a vocation à se poursuivre et se développer dans d’autres disciplines dès l’année prochaine.

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Doriane Pin porte une robe et des gants Dior.

Comment attirer les jeunes femmes vers le sport automobile quand on manque de rôles modèles féminins ?

C’est un défi de très longue haleine qui ne peut pas être résolu en quelques semaines ou mois, c’est vraiment dans du long terme. Il faut en effet des ambassadeurs, il y en a quelques-uns, ce sont des femmes pilotes, mais pas seulement. Et ce qu’on essaye de mettre en place, c’est de montrer qu’il y a des ingénieurs qui rencontrent énormément de succès et que vous pouvez occuper tous types de fonctions et de postes dans le sport automobile. C’est l’idée de montrer et communiquer pour présenter les différentes possibilités et les différents métiers. Tout le monde pense à la Formule 1, mais il n’y a pas que ça. Il y a l’endurance aussi, le rallye… et toutes les possibilités autour du pilotage comme toutes les professions que j’ai déjà mentionnées. Et surtout, une chose importante qui me tient à cœur de dire, c’est que pour que les pilotes quels qu’ils soient, hommes ou femmes, réussissent et gagnent des compétition ou réalisent des podium, il y a toute une équipe autour qui fait que les pilotes réussissent ce qu’ils font. C’est tout un ensemble qui est là pour faire en sorte qu’ils puissent performer.

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Rahel Frey porte une robe et une veste Louis Vuitton, et des lunettes de soleil Prada.

Comment vous êtes-vous intéressée au sport automobile ?

Par pure passion partagée avec l’homme qui partage ma vie et avec qui je partage également ma profession. La voiture a toujours été depuis le début de ma carrière professionnelle, un moyen de liberté, d’évasion et de flexibilité, également un moyen de sécurité parce que j’ai commencé ma carrière professionnelle dans la banque d’investissement, et j’avais très fréquemment des horaires de travail très tardifs, très nocturnes. Bien évidemment, il était impossible de prendre un transport en commun ou un train à 2, 3 heures du matin en tant que femme seule la nuit. Cela aurait été dangereux. Et la voiture a toujours offert cette liberté et flexibilité. Le fait que l’on puisse rouler et être indépendante.

 

Y-a-t-il un avantage à être une femme dans ce domaine ?

On peut être une femmes active, présente et réussir dans le sport automobile sans perdre sa féminité. Être femme dans le sport automobile, ce ne sont pas des notions antagonistes. Une femme peut très bien réussir dans le sport automobile à tous les niveaux de responsabilité, et dans tous les domaines. La seule barrière qui puisse exister, c’est le fait de se dire à tort que le sport automobile est un sport vu comme masculin. Ce n’est pas le cas.

Il est très important d’être bien entourée, d’avoir quelqu’un qui agisse en tant que mentor, d’avoir un guide, homme ou femme. La première barrière, ce sont certains préjugés comme le fait de se dire que le sport automobile est un sport plus masculin. C’est un sport plus masculin parce que peu de femmes essayent encore d’y pénétrer. Mais je ne pense pas que ce soit insurmontable. 

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Michelle Gatting porte une jupe, un sac et des bottes Dior, un t-shirt COS et des lunettes de soleil Prada.

Ne pensez-vous pas que cela relève davantage du sexisme de la société en générale ?

Je pense que c’est principalement un problème de visibilité et de communication au départ. Pour certaines professions, l’orientation se fait à plusieurs niveaux, et principalement au collège et lycée ou on fait son choix de filière pour le futur. C’est la question des mathématiques à l’école ou des choses comme ça. Au départ, la communication doit s’opérer non seulement au plus jeune âge, mais aussi à l’attention, pas seulement des jeunes femmes intéressées, mais des parents. Les choix sont faits en partenariat avec les parents. Surtout si vous voulez faire, par exemple du sport automobile en tant que pilote. Pour commencer, il faut faire du karting. Et pour en faire, il faut convaincre les parents.

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Sarah Bovy porte une robe et des gants Dior, et des lunettes de soleil Prada. Michelle Gatting porte une jupe, un sac et des bottes Dior, un t-shirt COS et des lunettes de soleil Prada. Doriane Pin porte une robe et une veste Dior. Rahel Frey porte une veste Louis Vuitton et des lunettes de soleil Prada.

Avez-vous rencontré des obstacles (lié au sexisme notamment) au moment de la formation d’Iron Dames ?

Le projet a été créé en 2018. Avec cinq ans de recul, la première compétition où les Iron Dames ont participé, était les 12 heures d’Abu Dhabi en décembre 2018. Puis, elles ont véritablement commencé en 2019 avec les 24h du Mans. 2022 a marqué la quatrième année consécutive de participation aux 24h du Mans des Iron Dames. Je pense qu’aujourd’hui, plus personne ne met en question le programme, et ne met en doute sa qualité, son sérieux et sa performance. Il y a quelques semaines, non seulement Sarah Bovy, notre pilote belge, a réalisé la pole position aux 6h de Monza. C’est la première fois de l’histoire du sport automobile qu’une femme réalise une pole position, c’est une première mondiale et historique. Et elles ont réalisé durant le même week-end de compétition une autre événement mondial qui marque l’histoire : pour la première fois de l’histoire du sport automobile au niveau de l’endurance, un équipage 100% féminin est arrivé sur le podium du championnat du monde. C’est historique et absolument exceptionnel.

Peut-être qu’au début, les différents acteurs du sport automobile se sont dit, comme par le passé, "elles vont venir et elle vont repartir ". Mais ce n’est pas le cas, le programme Iron Dames s’inscrit dans la durée, pour les années et les décennies à venir. C’est un projet qui me tient particulièrement à cœur, qui est le reflet de mon expérience professionnelle passée, dans laquelle j’étais une des seules femmes à un certain niveau de responsabilité entourée d’une majorité d’hommes. Et je comprends à quel point il peut être compliqué au départ pour une femme de percer dans un environnement plutôt masculin.

Le programme a fait ses preuves. Au départ nous étions 4 femmes, mais maintenant, dans l’équipe Iron Dames, il y a à peu près 25 femmes au sein du projet. Finalement, ce qui compte, ce sont les résultats et les chronos. Les Iron Dames ont réalisé cette année plusieurs podiums, l’année passée également. Elles ont terminé 7ème en catégorie des 24h du Mans cette année. Donc elles sont tout à fait prises au sérieux.

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Rahel Frey porte une robe et une veste Louis Vuitton, et des lunettes de soleil Prada.

Quelle relation avez-vous avec le circuit de Spa Francorchamps ?

C’est un des circuits les plus mythiques du sport automobile. C’est le circuit "maison" de Sarah, qui est notre pilote belge de l’équipe Iron Dames. C’est un circuit pour lequel nous avons le plus grand respect, car c’est sans doute l’un des plus compliqués du championnat. Puis, les 24h de Spa, c’est l’une des 4 grandes compétition d’endurance que tout pilote rêve de faire. Vous avez les 24h du Mans, les 24h de Daytona, les 24h de Spa et le Nurburgring. Mais en Europe, disons que Spa et Le Mans sont les deux grandes compétitions que tout pilote ou toute équipe rêve de faire.

 

Avec des films comme "Le Mans 66", mais aussi un documentaire qui cartonne sur Netflix et des références toujours plus nombreuses à la F1 dans la mode, on constate un véritable regain d’intérêt pour ce sport qui semble devenir de plus en plus mainstream. Il ne s’adresse plus qu’à des passionnés. Comment expliquer ce phénomène ?

Je pense que le sport automobile, poussé par certaines disciplines, que ce soit les 24h du Mans, ou la F1, génère de plus en plus d’intérêt. Et l’apparition et le développement des différents réseaux sociaux et le besoin de contenu ont suscité un attrait certain.

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Michelle Gatting porte un t-shirt COS. Doriane Pin porte une veste Dior.

Le sport automobile étant dominé par les hommes, que leur demanderiez-vous pour plus d’inclusion des femmes ?

Je pense qu’il faudrait surtout travailler sur la communication, et mettre en évidence le fait que certes, il y a beaucoup d’hommes, mais il y a aussi des femmes. Il faudrait ouvrir la communication et mettre en avant le fait qu’il doit y avoir des ambassadeurs qui attirent et suscitent des vocations.

 

Votre plus grand défi aujourd’hui ?

D’accroître encore la visibilité et la place du nombre de femmes dans le sport automobile. La présence des femmes ne cesse de croître, mais sa part est encore trop faible. Petit à petit elle va croître, et c’est un des points sur lequel non seulement la Commission, mais le projet Iron Dames s’attèlent. Comme on dit, l’union fait la force.

A gauche : Michelle Gatting porte un t-shirt COS, Doriane Pin porte une veste Dior. A droite : Sarah Bovy porte une robe et des gants Dior, et des lunettes de soleil Prada.

Make up & Hair : Emma Catry 
Assistante photo : Danny Rosca 
Vidéo : Gleb Bondarenko

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